Accueil Actualités Défaillances au 3e trimestre 2026 : la restauration et le commerce alimentaire...

Défaillances au 3e trimestre 2026 : la restauration et le commerce alimentaire toujours sous pression

0
1
Boutique de glace fermée en hiver, chaises empilées en terrasse

Le nombre total de défaillances d’entreprises se stabilise au troisième trimestre 2026, selon le cabinet Altares. Mais les très petites entreprises, la restauration et le commerce alimentaire restent nettement plus touchés que la moyenne.

Une stabilisation en trompe-l’œil

L’étude trimestrielle d’Altares, publiée le 13 octobre 2026, recense 14 652 ouvertures de procédures collectives entre juillet et septembre 2026, soit une hausse limitée à 0,5 % sur un an. Sur douze mois glissants, le total approche 72 000 défaillances, et le seul mois de septembre a enregistré environ 7 100 dossiers, un niveau qualifié de record par Altares, selon TPE Actu.

Le nombre d’emplois concernés recule, à 50 510 contre environ 52 000 un an plus tôt. Il s’agit d’emplois dans des entreprises entrées en procédure, pas de licenciements déjà prononcés.

Les très petites entreprises en première ligne

Les entreprises de moins de trois salariés concentrent 10 960 procédures, en hausse de 2,9 %, soit près des trois quarts des dossiers. Les redressements judiciaires y progressent de 8,2 %. Pour Thierry Millon, directeur des études d’Altares, le pic des défaillances est peut-être passé, mais pas celui de la fragilité financière des entreprises.

Restauration et commerce alimentaire au-dessus de la moyenne

Dans la restauration, Altares compte 1 694 défaillances, en hausse de près de 10 %. La restauration rapide progresse de 15,8 % (764 procédures) et la restauration traditionnelle de 6,3 % (880 procédures). Les débits de boissons sont en hausse de 13,4 %. Le commerce alimentaire enregistre une progression de 15,3 %. L’hébergement touristique, partenaire fréquent des commerces de glace dans les zones de vacances, dépasse les 30 % de hausse selon TourMaG, avec des hôtels en progression de 28 %. Les études publiées n’isolent pas les glaciers artisans, mais ces secteurs partagent leurs contraintes : forte saisonnalité, poids des loyers et de la masse salariale, marges sensibles au prix des matières premières.

Ce que ça change pour le glacier

L’activité saisonnière impose de traverser l’hiver avec la trésorerie de l’été. Faites un point dès la fin de saison : charges fixes de novembre à mars, échéances d’emprunt et de loyer, stock de matières premières. En cas de tension, les procédures amiables (mandat ad hoc, conciliation) auprès du tribunal compétent sont confidentielles et s’engagent de préférence le plus tôt possible, avant la cessation des paiements. Vérifiez aussi la solidité de vos clients professionnels (restaurants, campings) avant d’accorder des délais de paiement.

Sources